Artur Lundkvist och Maria Wines hemsida
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Quelle sérénité de se réveiller à la ferme Hagstad qui a abrité Maria et Artur et conserve toujours leurs livres.
Une mouche me force à écarquiller les yeux, je m'assieds derriére la maison pour écouter le bruissement des arbres. Laisser pousser ses racines quelque part.
Je désire maintenant aller au foyer que je n'ai jamais connu, écrit Maria.
« Me reposer dans mon propre lit je veux
ne pas étre un oiseau étrange qui emprunt un nid par ci, par là,
avoir mon propre nid je veux.
De mes propres ailes je veux voler,
prononcer mes propres paroles je veux,
étre libre en disposant de ma propre liberté,
m'ouvrir dans toutes les directions.
Haut et fort je clamerai
le lieu de ma maison
montre-moi le chemin vers ma demeure : celui aboutissant à moi-même !
me rendre au foyer que je n' ai jamais connu
je veux
Me reposer dans mon propre lit je veux. »
Elle évoque à plusieurs reprises la pierre de sagesse trouvée à l`orphelinat. Les autres
pensionnaires s'agglutinent autour d'elle. Ils l` agressent pour lui retirer la pierre et la jeter
au loin. Aujourd'hui encore elle recherche cette pierre. Puis elle a décoré la ferme
Hagstad d'une grande collection de pierres encore présentes de nos jours.
« Donne-moi une belle pierre
mais pas trop belle
afin de pouvoir encore la décrire
Donne-moi un amour
mais pas trop grand
afin de pouvoir encore le conserver
Donne-moi une joie
mais pas trop grande
afin de pouvoir m'en réjouir
Si cela échouait
donne-moi une peine
qui rende toute pensée de sauvetage
impossible. »
L'oiseau chanteur vole en sortant et rentrant, en avant et en arriére, recherche une fenétre
ouverte pour y chanter, le grand air. Je me trouve å Hagstad. J'écris assise sous le chéne.
Maria et Artur naviguent au-dessus des nuages, traversent les ondées tandis que je garde
leur exposition avec leurs livrés et accueille les visiteurs entré treize et dix-sept heures.
Ces demiers peuvent briller plusieurs jours de suite par leur absence.
« Vole, vole petit oiseau migrateur
vole encore pendant la douceur estivale de l´automne,
déplacant ton regard matinal,
Vole vers l´été dans ta deuxiéme patrie
ô fuie, fuie de tes ailes rapides
parcourant ton périple long
durant ta vie brève
fuie, fuie »....»
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